Le Louvre restitue des fragments de fresques à l'Egypte

Le Louvre restitue des fragments de fresques à l’Egypte
La France va restituer aux autorités égyptiennes cinq fragments de fresques issus d'un tombeau égyptien actuellement propriété du Louvre. Décision annoncée par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand conformément à l'avis unanime de la Commission scientifique nationale des musées de France.

Ce vendredi, la commission scientifique nationale des musées de France a émis "à l'unanimité, un avis favorable au déclassement des œuvres", indique le ministère de la Culture dans un communiqué. Frédéric Mitterrand a ensuite "décidé de suivre cet avis et de signer l'arrêté qui permettra à ces fragments de réintégrer leur lieu d'origine". Le Conseil suprême des antiquités égyptiennes avait annoncé mercredi la rupture de ses relations avec le musée du Louvre, arguant du refus de l'établissement français de restituer ces pièces.

Ces cinq fragments avaient été acquis par le Louvre en 2000 et 2003. En novembre 2008, le Conseil suprême des antiquités égyptiennes avait saisi le ministère français de la Culture d'une demande de restitution de ces œuvres, suite à des "doutes sérieux (...) sur la légalité de leur sortie du territoire égyptien", selon le ministère.

Les cinq fragments de peinture murale du tombeau d'un dignitaire de la XVIIIe dynastie égyptienne (1550-1290 avant J.C.), situé dans la Vallée des Rois, près de Louxor, avaient été "acquis de bonne foi" par la France au début des années 2000, selon le ministère de la Culture. Les œuvres, de petite taille (environ 15 cm de large sur 30 cm de haut), se trouvent actuellement dans les réserves du musée du Louvre. "La restitution est désormais une question de semaines", a ajouté le ministère.
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# Posted on Saturday, 24 October 2009 at 1:55 PM

Les secrets des momies dévoilés grâce au scanner

L'imagerie médicale apporte de nouvelles informations sur les pièces du Musée de l'homme.

Le laboratoire d'anthropologie du Musée de l'homme de Paris est en plein déménagement. Ses momies sont prêtes à partir, empaquetées dans de grandes boîtes à chaussures blanches. Il y en a partout : sur un brancard, sur les étagères, sur la paillasse d'une pièce annexe et dans plusieurs salles vides au sous-sol. La collection compte près de 160 pièces dont 65 momies complètes, la plupart venant d'Égypte ou du continent américain. Elles vont être entreposées au Muséum d'histoire naturelle pendant les travaux de rénovation qui devraient normalement être terminés en 2012.

«Les momies n'ont pas toujours été aussi bien traitées par le passé», reconnaît Anne Raggi, la conservatrice. On s'en est longtemps servi comme bois de chauffage, pour faire des colorants ou fabriquer du salpêtre. Au XIXe siècle, on raconte que les agronomes anglais recommandaient de les broyer et donner la poudre au bétail pour l'engraisser. Il n'y a pas si longtemps, dans l'entre-deux-guerres, les scientifiques les décapitaient ou les démembraient pour faire des mesures anthropométriques... Cette époque est révolue. Non seulement les momies font partie du patrimoine, mais elles sont désormais considérées comme des pièces archéologiques et anthropologiques à part entière. «Chaque momie est une archive», résume d'une formule Alain Froment, responsable scientifique des collections du Musée de l'homme. Les fragments de terre ou les grains de pollens encore accrochés aux bandelettes, les colorants, les baumes, les isotopes dentaires, permettent de retracer le mode de vie des personnes momifiées et le milieu dans lequel elles évoluaient. Plusieurs laboratoires dans le monde exploitent ces nouvelles pistes de recherche depuis quelques années. Le Musée de l'homme a décidé de s'y lancer à son tour.

Une technique non invasive

Le laboratoire des momies a signé un partenariat avec Useful Progress, une PME parisienne qui a mis au point de nouveaux logiciels de numérisation d'imagerie médicale. Une partie d'entre eux équipent les scanners de deux grands hôpitaux parisiens et, en retour, la PME peut les utiliser pour son propre compte aux heures où l'hôpital ne s'en sert plus. Useful Progress coopère avec le Musée de l'homme à titre gratuit. «C'est du mécénat scientifique», explique Sylvain Ordureau, son jeune directeur. Le principal intérêt de cette technique c'est d'être non invasive, de voir ce qu'il y a sous les bandelelettes sans détruire quoi que ce soit. Quatre momies ont déjà été scannées, les autres le seront progressivement. L'imagerie à très haute résolution a permis une identification précise de chaque individu. En s'appuyant sur la base de données internationale de 2 500 crânes, les chercheurs sont parvenus à lever le mystère qui entourait jusqu'alors une tête momifiée appartenant au musée de Morlaix. Son nez démesurément proéminent sous les tissus laissait en effet perplexes et dubitatifs les trois égyptologues chevronnés qui l'avaient examinée. Le scanner a montré en fait qu'il s'agissait d'un homme mort à l'âge de 40 ans et originaire du bassin méditerranéen. Autrement dit, d'un authentique Égyptien.

Une momie du Musée du Louvre dont l'origine était, elle aussi, douteuse a pu être également authentifiée. Son crâne est celui d'une jeune fille gracile décédée entre 20 et 22 ans et ne portant aucune trace de pathologie. Le scanner du squelette d'un enfant de Bolivie momifié sous d'épaisses toiles de coton a révélé des lambeaux de moelle épinière autour de ses vertèbres.

Plus surprenant, le scanner a révélé un minuscule trou à l'arrière du crâne d'une des momies. Selon les chercheurs, les embaumeurs qui vidaient le cerveau liquéfié de la future momie en fracassant l'os ethmoïde, perçaient ce trou afin de faciliter son écoulement. Une nouvelle piste de recherche pour les égyptologues. «Je suis optimiste, assure Alain Froment. La collection du Musée de l'homme va être de plus en plus exploitée.»
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# Posted on Saturday, 24 October 2009 at 1:58 PM

La Vallée des Rois fragilisée par les fractures du sous-sol

La Vallée des Rois fragilisée par les fractures du sous-sol
Le plafond de la tombe KV6, dans la vallée des rois, abîmé par l'eau. (Katarin Parizek)


Les tombes de la région de Louxor, en Egypte, auraient été construites sur des zones favorisant les inondations des galeries creusées, avancent des chercheurs.

Lorsqu'ils ont creusé les tombes de leurs rois dans la région de Louxor, les anciens Egyptiens ont choisi des zones où les travaux étaient plus faciles à réaliser mais qui fragilisent aujourd'hui ces trésors archéologiques, selon l'hypothèse élaborée par une professeure de l'université de Pennsylvanie (E-U).

Travaillant avec le géologue Richard Parizek, Katarin Parizek, spécialiste de photographie numérique, a remarqué que l'entrée des tombes royales de la vallée de Louxor coïncidait souvent avec l'alignement des traces de fractures géologiques. Ces traces sont la manifestation en surface de zones plus profondes où se concentrent des fractures. Selon Parizek, ces zones sont idéales pour creuser des puits et ces roches fracturées facilitaient sans doute le travail des ouvriers qui creusaient les tombes.

Sur les 63 tombes de la Vallée des rois, les deux Parizek en ont repéré 30 qui étaient alignées sur des lignes de fracture. Ils ont étudié en détail neuf tombes, photographiant l'intérieur mais aussi l'environnement, et entamé le même travail pour dix autres tombes. Ils ont présenté leurs travaux le 18 octobre lors de la conférence de la Société américaine de géologie (Portland, E-U).

Les traces de fracture sont des points d'entrée naturels pour l'eau, souligne Katarin Parizek, et certaines tombes ont souffert d'inondations répétées. Ces données géologiques devraient aider les archéologues à prévenir les inondations et à découvrir de nouvelles tombes, estime Parizek sur le site internet de son université.
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# Posted on Saturday, 24 October 2009 at 2:01 PM

Allemagne : 70 ans après, le Neues Museum de Berlin rouvre ses portes

Allemagne : 70 ans après, le Neues Museum de Berlin rouvre ses portes
Détruit par les bombardements alliés, le Neues Museum (Nouveau Musée) de Berlin a rouvert le 16 octobre après 70 ans, entièrement rénové et avec son chef-d'œuvre en vedette : un buste de la reine égyptienne Néfertiti. Situé dans l'ancien Berlin-est, sur « l'Île aux Musées » classée au patrimoine de l'humanité, ce musée expose près de 9 000 pièces de collections issues en grande partie de la Préhistoire et de l'Antiquité. Inauguré en 1859, bombardé puis laissé en jachère sous le régime communiste de la RDA, le Neues Museum a été rénové par l'architecte britannique David Chipperfield. Six ans de travaux et 212 millions d'euros plus tard, le résultat est un bâtiment néo-classique à l'intérieur dépouillé et lumineux où des formes modernes côtoient des vestiges de l'Histoire, tels des impacts de balles et d'obus, dans un décor de marbre et de béton. Pour la chancelière Angela Merkel c'est la « renaissance d'un des musées les plus importants pour l'histoire de la culture en Europe. » Une salle entière surplombée d'une coupole est réservée au buste de Néfertiti (surnommé « la Mona Lisa égyptienne »), vieux de 34 siècles et découvert sur les bords du Nil en 1912.
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# Posted on Saturday, 24 October 2009 at 2:12 PM