Cléopatre VII

Cléopâtre était, sans conteste, une femme très obstinée et prête à tout pour son royaume. Elle fut la dernière reine d'Egypte entre 51 et 30 avant J.-C. Cléopâtre est née en 69 avant J.-C. et est la fille de Ptolémée XII. Son nom signifie "la gloire de son père". Son souhait le plus cher est de restaurer la grandeur de l'Egypte face à l'empire romain de plus en plus puissant.

A la mort de son père, elle épouse son demi-frère et monte sur le trône sous le nom de Cléopâtre VII. Hélas, elle est très vite écartée du pouvoir, son frère tenta de l'assassiner pour régner seul. Cléopâtre s'enfuit en Syrie. Mais la reine n'avait pas dit son dernier mot. Usant de son charme, de son intelligence et de son raffinement, elle parvient à convaincre César, qui s'apprêtait à envahir son royaume, de lui laisser le trône d'Egypte. Par la suite, Cléopâtre aura un fils de César qui s'appellera Césarion. La reine s'installera dès lors à Rome. Mais quelques années plus tard, César fut assassiné et elle dut repartir pour l'Egypte.


Deux prétendants à l'empire romain sont alors en lutte : Octave et Marc-Antoine. Ce dernier aime par-dessus tout Cléopâtre et décide de s'installer en Egypte. La reine est toujours désireuse de faire revenir l'Egypte des
pharaons au premier plan. Elle est une brillante politicienne et petit à petit son royaume fait de l'ombre à l'empire romain. Cléopâtre aura 2 fils et une fille avec Marc-Antoine. Du côté des romains, la paix n'est plus possible, Octave et Marc-Antoine décide de se partager le monde : l'un aura l'occident et l'autre l'orient. Malheureusement, pour que cet accord soit effectif, Marc-Antoine est obligé de prendre pour épouse Octavie, la demi-soeur d'Octave. Cette dernière lui demande de choisir entre elle et Cléopâtre. Si son choix ne se porte pas sur elle, il sera considéré comme un ennemi de Rome et sera éliminé. Marc-Antoine toujours amoureux de Cléopâtre la choisit et retourne en Egypte. Cette décision compromis définitivement ses relations avec Rome, Marc-Antoine et Cléopâtre regroupent alors leurs forces pour lutter contre les armées d'Octave. Mais hélas, les troupes de Marc-Antoine furent vaincues à la bataille d'Actium et ce dernier se suicida, croyant que Cléopâtre avait été tuée. Pour se venger encore plus, Octave assassina Césarion en 30 avant J.-C.

L'Egypte est maintenant ravagée et à la merci de l'empire romain. La reine ne peut donc plus espérer voir le royaume des pharaons revenir à sa belle époque. En effet, Octave veut la ramener à Rome pour l'humilier en public en signe de sa victoire. Cette fois, le charme de Cléopâtre n'opère plus. Voulant rester digne et échapper à l'humiliation, la grande reine plonge la main dans un panier contenant un serpent sacré et meurt des conséquences de la morsure. La dernière reine d'Egypte a maintenant rejoint les dieux et sa mort marque la fin de la civilisation égyptienne.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 07:36

Modifié le lundi 10 août 2009 12:24

Hatchepsout

Hatchepsout
De l'union du pharaon Thoutmosis Ier et de la grande épouse royale Ahmès naquit celle que l'on appellera Hatchepsout. Seulement, à la mort du souverain, Ahmès ne lui avait donné aucun héritier masculin. C'est la raison pour laquelle, un fils né d'une union avec une épouse secondaire (Moutnofret), monta sur le trône et prit le nom de Thoutmosis II. Pour légitimer cette prise de pouvoir, ce dernier dut épouser sa demi-s½ur, Hatchepsout, fille du couple royal « officiel ». Malheureusement, il décéda très jeune, probablement avant d'atteindre ses trente ans. Durant son règne très court, Hatchepsout ne lui donna pas d'héritier masculin, juste une fille nommée Neferourê. Ce fut donc l'enfant conçu avec une épouse secondaire, Iset (ou Isis), qui accéda au trône : Thoutmosis III. Il était donc, par extension, le neveu d'Hatchepsout. Cependant, après le décès de son père, le jeune Thoutmosis III ne pouvait pas encore gouverner. Ce fut donc Hatchepsout qui, légitimement, assura la régence en attendant que son neveu soit en âge d'assumer les fonctions royales.

Aidée de son fidèle conseiller Senmout, l'Egypte toute entière lui reconnut ses qualités pour gouverner et administrer le pays. Même si officiellement reconnu comme fils de Râ, Thoutmosis III fut écarté du trône et son autorité fut mise entre parenthèses. Sa tante détenait alors tous les pouvoirs ; lui-même se cantonnant aux cérémonies royales. C'est ainsi qu'après quelques années de régence (environ cinq ans), grâce au soutien du très puissant culte d'Amon, elle se fit couronner pharaon. Elle devînt le cinquième souverain de la XVIIIème dynastie. Pour asseoir encore davantage son pouvoir, elle répandit la légende de sa naissance divine. Elle est relatée dans des fragments du temple d'Aménophis III à Louxor. Il est dit qu'Hatechepsout est la fille d'Amon-Râ, mêlé à Thoutmosis Ier, et de la reine d'Egypte Ahmès. Amon-Râ aurait déclaré : « Elle s'appelera Hatchepsout et elle régnera sur l'Egypte entière, et je lui donnerai ma gloire, mon autorité, ma couronne et ma divine protection ». A sa naissance, les dieux transmirent à Hatchepsout la santé, la richesse, la force et le bonheur. Ce mythe est également raconté dans son temple funéraire de Deir-El-Bahari.

Pleinement décidée à gouverner au même titre qu'un roi, très vite, elle se débarrassa de ses attributs de reine et épouse royale pour les remplacer par le némès et la barbe postiche. Ces symboles forts de la royauté égyptienne accrûrent sa légitimité auprès du peuple. C'est la raison pour laquelle elle se fit souvent représenter avec ces attributs d'homme. Peu commun pour une femme de l'époque !

Son règne fut placé sous le signe de la paix, préférant développer le commerce plutôt que la guerre. Les états voisins restèrent soumis et la prospérité s'installa. Une expédition commerciale au pays de Pount fut un des moments les plus forts de son règne. Hatchepsout se distingua de ses prédécesseurs par son intelligence, sa perspicacité, sa fougue et son dynamisme. Elle réussit à se maintenir au pouvoir pendant environ quinze ans (sans compter la période de régence).

Durant cette période, un de ses buts fut probablement d'embellir l'Egypte toute entière. On lui connaît en effet de nombreux travaux de restauration d'anciens monuments, bâtis par ses prédécesseurs et souvent détruits par les Hyksos. Le temple de Karnak est agrandi, embelli, magnifié ; notamment par l'ajout d'obélisques dont l'un a été édifié à la gloire d'Amon. En Moyenne Égypte, elle fit aménager une grotte (baptisée le « spéos artémidos »), et la consacra à Pachet, la déesse lionne. Les grecs l'assimilèrent à Artémis. Hatchepsout était souvent identifiée à cet animal pour sa force et son caractère.

À Eléphantine (proche de l'Assouan moderne), son activité de construction a été très importante. On y note en effet l'édification de deux obélisques et d'un temple en l'honneur du dieu Khnoum.

Mais la plus magnifique de ses réalisations restera très certainement son temple funéraire de Deir el-Bahari que les égyptiens nommaient « djéser djéserou » soit « le magnifique des magnifiques » ou le « sublime des sublimes ».

On doit cette magnifique réalisation à Senmout, le conseiller et fidèle partisan de la Grande Dame. La particularité du temple est qu'il a été creusé directement dans la roche et qu'il repose sur des sortes de terrasses naturelles, présentant ainsi trois niveaux. Une rampe centrale en permet l'accès. Sur ces terrasses devaient sans doute être positionnés des jardins et autres décorations. Au deuxième niveau, on trouve sur la droite, la salle dans laquelle le mythe de la naissance divine d'Hatchepsout a été décrit. On peut également apercevoir des chapelles consacrées aux dieux Anubis et Hathor. Le site de Deir-el-Bahari ne comprend toutefois pas que le monument d'Hatchepsout. Le premier à y avoir bâti un temple fut Mentouhotep II, lors de la XIème dynastie. On trouve également un sanctuaire dédié à Thoutmosis III.

Le règne incontesté de la « sublime Dame du Nil » s'acheva environ vingt-deux ans après son accession à la régence du royaume et ce fut donc Thoutmosis III qui prit la suite. On ne connaît pas la cause exacte de sa mort. Il est possible que son neveu, jaloux, décida de l'assassiner pour prendre le pouvoir. Ce n'est bien sûr qu'une simple hypothèse basée sur le fait que, dès qu'il a pris le pouvoir, il a ordonné l'effacement des mémoires de la grande reine en faisant marteler ses cartouches. Il les remplaça par les siens ou ceux de son père. Malgré ceci, le règne d'Hatchepsout est considéré comme un des plus marquants de la XVIIIème dynastie.
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 12:58

Modifié le lundi 10 août 2009 12:23

THOUTMOSIS III

THOUTMOSIS III
Thoutmosis III accède au trône à la mort Hatchepsout, en l'an 22 de son règne. Il régnera seul pendant une trentaine d'années sur un immense empire s'étendant au nord de l'Euphrate à la quatrième cataracte du Nil au sud. Il fut un chef de guerre plein de bravoure et un fin stratège, dirigeant un empire fédéré autour de l'Égypte ou chacun étaient autonome politiquement. L'administration était puissante et comme sous Hatchepsout pharaon su s'entourer de haut fonctionnaires compétents et fidèles.

Il mena campagne en Asie ou s'était formée une coalition de princes syrien groupés autour du prince de Kadesh. Il lui fallut quatre campagnes pour venir à bout de cette coalition et quatre autre pour assurer son pouvoir sur les ports phéniciens, vaincre les mitanniens et les refouler au-delà de l'Euphrate rétablissant ainsi les frontières de Thoutmosis Ier. Après les deux premières campagnes de contrôle en Asie il fait tomber Kadesh. Ensuite il se prépara pour la campagne contre le Mitanni. Pour celle-ci il fit construire à Byblos des navires qu'il conduisit à travers le désert jusqu'à l'Euphrate sur des chars tirés par des b½ufs. Ils lui permirent de faire franchir le fleuve à l'armée et de battre les mitanniens sur l'autre rive. Il assurai ainsi cette frontière naturelle comme limite de son empire. Dès lors il fit chaque année campagne en Asie pour surveiller le pays conquis et réprimer des révoltes locales. Sa dernière campagne en Asie fut pour vaincre une nouvelle coalition qui s'était formée autour du prince de Tounip. En Nubie il n'intervient qu'une fois pour réprimer une révolte soudanaise.

Le butin que ramenait l'armée était important et l'Égypte recevait un tribut annuel versé par les pays soumis. Le Retenou envoyait des fruits, du miel, du vin, de l'huile, des bovins, des ânes, des chevaux, de l'argent, du cuivre, des pierres précieuses, des armes, des chars, des objets précieux, des serviteurs et des femmes pour le harem de pharaon. La Phénicie donnait du blé, de l'huile, des bovins, des ânes, des chevaux, du cuivre, de l'étain et prêtait aussi sa flotte pour les opérations militaires. D'Afrique venait l'or, l'ivoire, l'ébène, des serviteurs et des femmes dotées pour le harem de pharaon. Certains pays donnait à l'Égypte un tribut comme preuve d'amitié. Chypre envoyait du cuivre, l'Assyrie du lapis-lazuli, le Hatti des pierres précieuses, le Pount de l'encens et de la myrrhe, tout ces tributs allaient enrichir la maison d'Amon.

Thoutmosis III créa un port maritime, que termina Ramsès II, au sud de l'île de Pharos. Il fit réaliser sa tombe {N°34} dans la vallée des Rois, mais sa momie fut retrouvée dans la cachette de Deir el-Bahari. Ce grand guerrier fut aussi un constructeur. A Éléphantine il fit construire la chapelle d'Amon. En Nubie il réalisa des temples consacrés à Horus, Dedoum et Khnoum. Il entreprit la construction d'un temple à El-Kab, que finira son fils et successeur Aménophis II.

A Karnak il fit élever le sixième pylône sur lequel furent sculptés des bas reliefs illustrant la victoire de Meggido, pourvu d'une porte de granit rose et le septième pylône ou il se fit représenté en vainqueur des asiatiques et il fit graver la liste des peuples soumis. Devant le septième pylône se dressèrent deux statues colossales du roi et deux obélisques de granit rose. En avant du huitième pylône s'érigèrent six colosses de quartzite rouge et de calcaire. Il acheva la salle hypostyle de Thoutmosis Ier entre le quatrième et le cinquième pylône. Restaura un temple dédié à Ptah et bâti un sanctuaire à l'extérieur du temple d'Amon qui comportait une salle à six piliers Osiriaques et un naos. La plus importante de ses réalisation, à Karnak, est sans aucun doute le sanctuaire Akh-Menou, construit à l'est du temple d'Amon-Rê. Ce monument est célèbre pour son « jardin botanique » représentant des plantes et des animaux exotiques rapportés d'une expédition au Retenou, pour ses colones-piquets qui demeurèrent sans lendemain, et pour sa « chambre des ancêtres » maintenant au Louvre]
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# Posté le samedi 16 mai 2009 03:17

Modifié le lundi 10 août 2009 12:34

La chapelle rouge

La chapelle rouge
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# Posté le mardi 18 août 2009 15:22

Colosses de Memnon

Colosses de Memnon
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# Posté le mardi 18 août 2009 15:26