Le Nil .......

Le Nil .......
La nourriture a joué un rôle crucial dans la fondation de la civilisation égyptienne. Le Nil a été une source intarissable de nourriture. Le Nil rend les terres environnantes très fertiles lors de ses crues annuelles. Les Égyptiens pouvaient cultiver le blé et des récoltes autour du Nil, fournissant la nourriture pour toute la population. En outre, l'eau du Nil attire du gibier tel que le buffle d'Afrique ; puis après leur introduction par les Persans au VIIe siècle av. J.-C., des chameaux. Ces animaux ont pu être tués pour la viande, ou capturés, apprivoisés et employés pour labourer — ou dans le cas des chameaux pour voyager. L'eau était vitale pour les humains comme pour le bétail. Le Nil était également un moyen commode et efficace de transport pour les personnes et les marchandises.

La civilisation de l'Égypte était une des mieux structurées de l'Histoire. Cette stabilité était la conséquence immédiate de la fertilité du Nil. Le Nil a également fourni le lin pour le commerce. Le blé était également échangé, une récolte cruciale dans le Moyen-Orient où la famine arrivait souvent. Ce système marchand a fixé les rapports diplomatiques de l'Égypte avec d'autres pays, et a souvent contribué à la stabilité économique de l'Égypte. En outre, le Nil a fourni des ressources telles que la nourriture ou l'argent, pour lever rapidement et efficacement une armée.

Le Nil a joué un rôle important dans la politique et la vie sociale. Le pharaon faisait déborder le Nil, et en échange de l'eau fertile et des récoltes, les paysans cultivaient le sol et envoyaient une partie des ressources qu'ils avaient récoltées au pharaon. En contrepartie, ce dernier utilisait ces ressources pour le bien-être de la société égyptienne.

Le Nil avait une dimension spirituelle. Le Nil signifiait tant dans la vie des Égyptiens, qu'ils ont créé un dieu consacré au bien-être apporté par l'inondation annuelle du Nil. Le nom de ce dieu était Hâpy et autant lui que Pharaon étaient sensés contrôler l'inondation du Nil. Le Nil a été aussi considéré comme un seuil entre la vie et la mort, l'au-delà. L'Est était considéré comme le lieu de la naissance et de la croissance et l'Ouest celui de la mort, comme le Dieu Rê, le soleil, qui subit ces trois états : naissance, mort et résurrection à chaque fois qu'il traverse le ciel. Ainsi, tous les tombeaux ont été placés à l'Ouest du Nil, parce que les Égyptiens croyaient que pour entrer dans l'au-delà, il fallait être enterré du côté symbolisant la mort.

L'historien grec, Hérodote, a écrit que "l'Égypte était un don du Nil", et dans un sens cela est vrai. Sans les eaux du Nil pour l'irrigation, la civilisation égyptienne n'aurait probablement pas duré aussi longtemps. Le Nil a fourni les éléments qui ont permis la formation d'une civilisation pendant près de trois milles ans.

Le commerce de grande envergure le long du Nil depuis des temps antiques peut être prouvé à partir de l'os d'Ishango, probablement la première indication connue de la multiplication, qui a été découverte près de la source du Nil (près du lac Edouard, au nord-est du Congo), os qui a été daté au carbone 14 à près de 23 000 années avant notre ère..

# Posté le mardi 08 avril 2008 07:00
Modifié le mardi 08 avril 2008 09:19

Introduction

Introduction
Les Egyptiens appelaient leur pays Kemet, la "Terre noire". Cette terre noire était la région cultivable, enrichie par le fertile limon que le Nil déposait à chaque crue. Kemet s'opposait à Dechret, la "Terre rouge" : le désert. C'est la vie autour du Nil qui a engendré le développement de la civilisation égyptienne.

Le Nil, c'est la colonne vertébrale de l'Egypte. La vie se déroule en fonction de son rythme. Avec l'apparition de Sothis, à la mi-juillet, Khnoum (ci-contre), le principe de toutes choses, préside à l'inondation du fleuve en ouvrant les portes de sa caverne, sous la première cataracte. C'est le gardien de la crue. Vénéré dans l'ile d'Eléphantine et à Esna, il est un démiurge, neter créateur qui façonne sur son tour de potier tous les êtres et leur ka.


Les Egyptiens ont certainement construit des écluses et des canaux dès la période prédynastique. Parallèlement au développement d'un fort pouvoir central, se crée un réseau d'entrepôts pour stocker les fruits des récoltes. La gestion de ce réseau nécessite une administration performante. Cette administration est dirigée par PHARAON, dépositaire de ce que nous appelons le législatif et l'exécutif ; il est l'intercesseur entre les hommes et les dieux. Le mot pharaon vient de Per âa, "Grande maison", désignant à l'origine le palais royal.

Les attributs de pharaon
En unissant les deux terres, pharaon porte le pschent (voir dessin ci-dessous) ou skhemty, qui symbolise la réunion de la couronne rouge de la basse-Egypte : Dechret, et de la couronne blanche de la haute-Egypte : Hedjet.


Les attributs que porte pharaon servent à définir la nature de son pouvoir. Le sceptre Ouas sur lequel il s'appuie quand il est debout, symbolise sa force. Le sceptre est devenu dans le monde entier l'insigne des souverains. Il est aussi le symbole des dieux. Il est terminé en bas par une fourche et vers le haut par une tête de lévrier stylisée représentant le dieu Seth (voir ci-dessus la représentation d'Anubis avec son sceptre). Le sceptre est l'enseigne du nome de Thèbes, la région administrative de la capitale égyptienne qui s'appelle Ouaset, "la ville du sceptre".

Quand il est assis, il croise sur sa poitrine la crosse : l'heqa, symbole de l'écriture et le flagellum (le fouet) : le nekhekh ; deux symboles d'Osiris. En possession de la crosse et du fouet, pharaon est considéré comme le pasteur de son peuple : il conduit son troupeau avec la houlette (la crosse) et le protège avec son fouet.


Les 5 noms du roi

Le nom d'Horus
ce nom sert à proclamer que pharaon est l'incarnation d'Horus.

Le nom de Nebty
ce nom sert à définir la nature du pouvoir royal de pharaon.

Le nom d'Horus d'or
Ce nom indique les grands principes et le programme du règne à venir.

Le Nysout-Bity
Nysout (le jonc) représente le sud. Bity (l'abeille), le nord. Ce nom, écrit dans un cartouche sert à définir pharaon comme roi des deux pays. Ce titre signifie "celui qui appartient au jonc et à l"abeille". On peut comparer ce nom à un prénom et Sa-Râ comme un nom propre.

Sa-Râ
C'est le fils de Râ. Il s'agit du nom donné à pharaon le jour de son couronnement. Ce nom est écrit dans un cartouche et c'est sous ce nom que nous connaissons le mieux les rois d'Egypte (Thoutmosis, Ramsès, Toutankhamon...).

Les fonctions du roi

Pharaon est l'héritier du démiurge. Il est l'intermédiaire entre ses ancêtres surnaturels et son peuple. Pharaon a pour rôle de maintenir l'ordre cosmique dans son royaume. Il est le maître du temps cyclique car dès le début de son règne, une nouvelle ère s'ouvre (exemple : l'an I de Séthy I). Il est aussi le maître de l'espace : il anime la fusion des deux terres : le nord ou basse-Egypte et le sud ou haute-Egypte.

Pharaon est l'Horus vivant. Il est comme Horus, fils d'Osiris, il a la maîtrise des éléments et des habitants de la terre. Il n'est pas un dieu mais le Grand Prêtre du royaume. En tant que tel, il permet l'épanouissement de la Maât. A la Vème dynastie, pharaon devient "fils de Rê".

La déesse Maât représente l'ordre, l'équilibre, la justice, la vérité, l'harmonie. Pharaon doit garantir le maintien de la Maât. Il doit assurer la loi, nourrir son peuple et défendre son royaume. Il est inspiré par la parole divine Hou et le discernement divin Sia.

Pharaon tient plusieurs rôles. Tout d'abord il assume la charge de chef du clergé et célèbre en personne le culte des dieux. Il dirige l'armée et la diplomatie de l'Egypte. Il rend la justice en maintenant l'ordre parfait de Mâat.


# Posté le mardi 08 avril 2008 09:33

Carte

Carte
# Posté le mercredi 09 avril 2008 05:06

Ramsès II

Ramsès II
Il est le fils de Séthi Ier et de la reine Mouttouya (ou Touy, ou Touya). Il a un frère qui se nomme Nebchasetnebet, mais ce dernier meurt jeune, et une s½ur ainée, Tia. Certains égyptologues citent aussi une autre s½ur nommée Henoutmirê. Il lutte contre les Hittites et construit une série de temples en Nubie dont les plus célèbres sont ceux d'Abou Simbel. Après la bataille de Qadesh en l'an IV de son règne, contre l'armée de l'empereur des Hittites, Muwatalli (-1310/-1269), la frontière sur l'Oronte est stabilisée.
Son règne de 66 ans est exceptionnellement long et marque la dernière grande période de prospérité de l'Égypte ancienne. Il est marié à une douzaine d'épouses (cinq ou six « grandes épouses ») :
• Néfertari, la préférée, qu'il représente sur de nombreux bâtiments et pour laquelle il fait creuser un magnifique hypogée dans la vallée des reines sur la rive occidentale de Thèbes et dont la construction d'Abou Simbel représente l'amour du couple royal. Avec Néfertari, il a cinq fils dont Méry-Atoum (ou Mériatoum), Grand Prêtre de Rê, et quatre filles dont Méritamon (ou Mérytamon).
• Iset-nofret ou Isis-Nofret , mère de six enfants dont Bentanat, Khâemouaset et Mérenptah qui sera le successeur de Ramsès ;
puis six de ses filles :
• Bentanat (ou Bint-Anath),
• Mérytamon (appelée aussi la Reine blanche),
• Iset-Nofret II,
• Nebettaouy,
• Henouittaoui,
• Hénoutmirê ;
puis une princesse babylonienne, une princesse syrienne et deux princesses hittites, filles de l'empereur Hattousili III (-1264/-1234), dont Maâthornéferourê.
Son harem ne comptera pas moins de deux cents concubines. Toutes ces femmes lui donnent une grande quantité de garçons et filles, on en dénombre cent-six







# Posté le mercredi 09 avril 2008 05:15

Nefertari

Nefertari
Nofretari, Mery-en-Mout « La plus belle de toutes » est la première Grande épouse royale du pharaon Ramsès II qui vécut sous la XIXe dynastie aux environs du XIIIe siècle av. J.-C..

Elle est une des huit épouses connues de Ramsès II. On pense qu'il aurait épousé Néfertari, âgée de 19 ans, avant de monter sur le trône, et ce, pendant la corégence avec son père Séthi Ier. Elle fut toujours l'épouse principale de Ramsès, bien que celui-ci eût avec Isisnofret un fils, Mérenptah, qui deviendra pharaon.

Elle donna plusieurs fils à Ramsès, mais aucun ne survécut à l'exceptionnelle longévité de leur père ; leur premier fils Amenherkhepshef était considéré, avant son décès précoce, comme étant prince héritier pendant la première moitié du règne de son père. Elle est également la mère de Mérytamon qui deviendra reine à son tour.

Néfertari a été une figure importance de cette époque ; elle a eu une grande influence sur le monarque qui tint compte de ses remarques et de ses conseils ; elle le seconda dans toutes les fonctions royales et religieuses en tant qu'épouse du Dieu. Maîtresse de la Haute et Basse-Égypte, Maîtresse de charme, Douce d'amour, Riche de louange, les épithètes les plus sublimes ont été employés pour la qualifier.

Elle fut sûrement le grand amour de Ramsès, preuve en est la façade du petit temple à Abou Simbel que Ramsès lui a dédié, à elle et à Hathor, déesse de la joie, de la musique, de la beauté et de l'amour que Néfertari incarnait sur terre ; dans ce temple, ses sculptures ont la même taille que celles du pharaon.

« Ramsès a construit un temple creusé dans la montagne [...] pour la première épouse royale Néfertari Meryen-Mout. »
Et dernier hommage, Ramsès fit construire dans la vallée des Reines la plus belle tombe que l'on ait découverte à ce jour.

La tombe de Néfertari (QV66 dans la Vallée des Reines) a été découverte pendant la deuxième campagne de fouilles de Schiaparelli sur le versant nord du ouadi principal. Il tombe sur des escaliers. Au bout, sur le linteau il voit une représentation de l'horizon entouré de deux oudjat et des déesses Nephtys et Isis en adoration. Autour sont peints deux cartouches au nom de Néfertari.

La tombe avait déjà été ouverte et, comme ils l'ont découverte plus tard, pillée.

Les maçonneries étaient tombées sur les escaliers et dans la première chambre elles atteignaient presque le plafond. Les autres pièces étaient pratiquement écroulées, le sol couvert de boue (nombreuses infiltrations de pluie).

Depuis cette première chambre on accède à une sorte d'alcôve qui mène à une plus petite chambre rectangulaire. Au fond de la première pièce, un escalier conduit dans la salle du sarcophage composée de quatre piliers et de trois petites chambres sur chacun des murs restants de la pièce.

Au milieu de la salle du sarcophage, Schiaparelli trouve :

des morceaux du sarcophage en granit rose,
de petits fragments de sarcophage en bois recouvert d'or,
34 ouchebtis au nom de Néfertari,
trois grands vases en morceaux,
quelques morceaux de momie et restes de toile l'entourant,
des morceaux de vases d'albâtre,
des émaux,
des morceaux de cassette funéraire et mobilier funéraire.
Il trouve aussi une fleur de lotus en émail bleu foncé qui devait servir de poignée à un couvercle de coffre au nom de Aÿ (pharaon de la XVIIIe dynastie).

Dans une petite niche creusée dans la pierre dans le mur du fond de la chambre du sarcophage et recouverte d'une plaque de plâtre la camouflant, il trouve une amulette.

Bien qu'il n'y ait que peu d'objets, cette tombe est une des plus belles de la vallée car ses décorations sont quasi intactes (couleurs vives et style précis). Mais les infiltrations dans les murs l'ont affaiblie et il a fallu consolider les murs. Fermée aux visites dans les années 1950 pour restauration, la réouverture n'eut lieu qu'en novembre 1995, l'admission des visiteurs étant soumise à des règles très strictes (coût d'entrée plus élevé, nombre limité) afin de préserver autant que possible les magnifiques décors. Une réplique a été constituée grandeur nature dans le sous-sol du musée de Téssé au Mans.

# Posté le mercredi 09 avril 2008 07:48